jeudi 7 novembre 2013

Centenaire de la naissance d'ALBERT CAMUS

Un évènement que je me devais d'honorer par une lecture et par un article sur mon blog puisqu'il est l'un des premiers auteurs que j'ai lu plus jeune et c'est avec plaisir que j'ai redécouvert sa plume.
Journaliste, philosophe, romancier et dramaturge, Albert Camus reçoit le prix Nobel de littérature en 1957. Pour ce « Français d'Algérie » pauvre et sans racines, le tragique est indissociable de l'aspiration à un bonheur qu'il sait précaire. S'il voue sa vie entière au théâtre (Caligula, L'État de siège, Les Justes), ses romans (LÉtranger, La Peste, La Chute) et son œuvre de journaliste l'imposent comme l'un des principaux acteurs de son temps. J'ai choisi de relire L'ETRANGER, un roman qui m'avait beaucoup marqué. Très intimiste, il y a peu de personnage et on ressent comme un huit clos où tout se déroule en un bref moment, dans un même lieu. Le roman met en scène un personnage-narrateur nommé Meursault, vivant à Alger en Algérie française. Le roman est découpé en deux parties. Au début de la première partie, Meursault reçoit un télégramme annonçant que sa mère, qu'il a interné à l’hospice de Marengo vient de mourir. Il se rend à l’asile de vieillards en autocar, situé près d’Alger. Veillant la morte toute la nuit, il assiste le lendemain à la mise en bière et aux funérailles, sans prendre l’attitude qu'on est en droit d'attendre d’un fils endeuillé ; le héros ne pleure pas, il ne veut pas simuler un chagrin qu'il ne ressent pas. Après l'enterrement, Meursault décide d'aller nager, et rencontre sur la plage Marie, une dactylo qui avait travaillé dans la même entreprise que lui. Le soir, ils sortent voir un film de Fernandel au cinéma et passent le restant de la nuit ensemble. Le lendemain matin, son voisin, Raymond Sintès, un proxénète notoire, lui demande de l'aider à écrire une lettre pour dénigrer sa maîtresse, une Maure envers laquelle il s'est montré brutal ; il craint des représailles du frère de celle-ci. La semaine suivante, Raymond frappe et injurie sa maitresse dans son appartement. La police intervient et convoque Raymond au commissariat. Celui-ci utilise Meursault comme témoin de moralité. En sortant, il l'invite, lui et Marie, à déjeuner le dimanche suivant à un cabanon au bord de la mer, qui appartient à un de ses amis, Masson. Lors de la journée, Marie demande à Meursault s'il veut se marier avec elle. Il répond que ça n'a pas d'importance, mais qu'il le veut bien. Le dimanche midi, après un repas bien arrosé, Meursault, Raymond et Masson se promènent sur la plage et croisent un groupe d'Arabes, dont le frère de la maitresse de Raymond fait partie. Une bagarre éclate, au cours de laquelle Raymond est blessé au visage au couteau. Plus tard, Meursault, seul sur la plage accablée de chaleur et de soleil, rencontre à nouveau l’un des Arabes, qui, à sa vue, sort un couteau. Meursault, ébloui par le reflet du soleil sur la lame, se crispe sur le revolver dans sa poche (il a persuadé Raymond de lui confier, pour éviter que celui-ci ne tue quelqu'un, justement), le tuant d'une seule balle. Sans raison particulière, il tire quatre autres coups de feu sur le corps (ce qui lui sera reproché lors de son procès, excluant la légitime défense et l'homicide involontaire). Fin de la première partie. Dans la seconde moitié du roman, Meursault est arrêté et questionné. Ses propos sincères et naïfs mettent son avocat mal à l'aise. Il ne manifeste aucun regret. Lors du procès, on l'interroge davantage sur son comportement lors de l'enterrement de sa mère que sur le meurtre. Meursault se sent exclu du procès. Il dit avoir commis son acte à cause du soleil, ce qui déclenche l'hilarité de l'audience. La sentence tombe : il est condamné à la guillotine. Meursault voit l’aumônier, mais quand celui-ci lui dit qu'il priera pour lui, il déclenche sa colère. Avant son départ, Meursault finit par trouver la paix dans la sérénité de la nuit.
Un personnage atipyque, que l'on a envie de bousculer tellement il est difficile de lui faire ressentir les choses, et tellement il est difficile de lui faire dire ce qu'il rescent ; un personnage qui nous donne l'impression d'être indifférent à tout et de juste passé comme ça dans le temps présent. Ce n'est pourtant pas ma tasse de thé, même si pour celles et ceux qui me suivent depuis un moment vous savez que mes lectures vont vers toutes les plumes et tous les genres, mais j'avoue ne pas trop adhérer au tragique et là même après une seconde lecture je me laisse attraper ! Je n'ai pas beaucoup lu d'autres Camus mais c'est celui-ci qui me marque et c'est vers celui-ci que je suis revenue pour célébrer cette date.

3 commentaires:

  1. Merci de me remémorer ces lointains souvenirs!
    Bisous
    Anne-Lise

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  2. Un sacré événement !

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  3. j'ai relu la peste pour l'occasion.

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